Bégaiement : comprendre ce trouble et mieux le surmonter
- SanteActu

- 19 nov. 2025
- 2 min de lecture

Le bégaiement est un trouble de la parole qui touche environ 1 % de la population mondiale. Il n’empêche pas d’avoir une vie normale, mais peut affecter la confiance en soi et la communication quotidienne. Mieux le comprendre, c’est déjà un premier pas vers des solutions concrètes.
Qu’est-ce que le bégaiement ?
Le bégaiement se caractérise par une difficulté à articuler les mots de manière fluide. Il peut se traduire par des répétitions de syllabes, des blocages, des prolongements de sons ou une tension visible lors de la parole.
Les spécialistes rappellent que ce n’est pas un problème d’intelligence ou de réflexion, mais un trouble de la coordination entre le cerveau et les muscles de la parole.
D’où vient le bégaiement ?
Les causes sont multiples :
Prédisposition génétique : une étude menée par le National Institute on Deafness and Other Communication Disorders (NIDCD) a montré que 60 % des personnes qui bégaient ont un parent également concerné.
Facteurs neurobiologiques : certains cerveaux utilisent des voies différentes pour contrôler le langage.
Facteurs émotionnels ou stressants : le bégaiement peut s’aggraver lors de l’anxiété, de la pression sociale ou d’une forte émotion.
Développement de l’enfant : chez certains enfants, le langage se développe plus vite que la capacité de coordination vocale.
Les signes qui doivent alerter
Chez l’enfant comme chez l’adulte, certains symptômes sont fréquents :
répétition de syllabes ou de mots (« je-je-je… »)
blocages silencieux
tension dans le visage ou le corps
anxiété avant de parler
évitement des conversations
Si ces signes persistent plus de six mois chez un enfant, une consultation peut être utile.
Peut-on guérir du bégaiement ?
Oui, dans de nombreux cas, une prise en charge adaptée améliore fortement la fluidité de la parole. Selon une publication de l’American Speech-Language-Hearing Association, les thérapies précoces chez l’enfant permettent une amélioration dans plus de 80 % des cas.
Chez l’adulte, des progrès significatifs sont possibles grâce à :
l’orthophonie spécialisée, qui aide à maîtriser le débit, la respiration et la coordination
la thérapie cognitive et comportementale (TCC), pour mieux gérer anxiété et image de soi
les groupes de parole, qui offrent un soutien social essentiel
Des gestes simples pour mieux gérer au quotidien
Quelques bonnes pratiques reconnues :
Parler lentement et respirer calmement avant de commencer une phrase.
Se concentrer sur son message plutôt que sur la manière de parler.
Ne pas éviter les conversations : plus on parle, plus on progresse.
S’entourer de personnes bienveillantes et patientes.
Les proches ont également un rôle clé : ne pas couper la parole, ne pas terminer les phrases de la personne qui bégaie, et adopter une attitude calme et respectueuse.
L’importance du soutien psychologique
Le bégaiement peut fragiliser l’estime de soi. Certaines personnes développent un sentiment de honte ou d’infériorité. La prise en charge émotionnelle est donc essentielle pour :
retrouver la confiance
accepter son rythme
parler plus librement
Le bégaiement n’est pas une fatalité. Avec un accompagnement adapté, des techniques éprouvées et un environnement encourageant, chacun peut retrouver une communication plus fluide et sereine.




