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Sel : entre nécessité vitale et excès dangereux


Un élément indispensable au bon fonctionnement du corps


Le sel, ou chlorure de sodium, est un minéral essentiel à l’organisme. Il joue un rôle clé dans l’équilibre hydrique, la transmission nerveuse et la contraction musculaire. Le sodium, contenu dans le sel, participe également à la régulation de la pression artérielle et au transport des nutriments dans les cellules.


À doses physiologiques, le sel est donc vital. L’OMS recommande un apport maximum de 5 g de sel par jour, soit environ une cuillère à café, bien en dessous de la consommation moyenne actuelle qui dépasse souvent les 8 à 10 g par jour dans de nombreux pays.


Les risques silencieux d’une surconsommation


L’excès de sel est l’un des facteurs les plus discrets mais puissants dans l’apparition de pathologies chroniques. Une consommation prolongée en quantités élevées est liée à une élévation de la pression artérielle, un risque accru de maladies cardiovasculaires, d’AVC, et d’insuffisance rénale.


Une méta-analyse publiée dans The New England Journal of Medicine (2014) a estimé qu'une consommation excessive de sodium serait responsable de plus de 1,6 million de décès par an dans le monde. Même chez les personnes sans hypertension apparente, réduire le sel a montré des bénéfices notables sur la santé cardiovasculaire.


Le piège des aliments transformés

La majorité du sel consommé ne provient pas de la salière, mais des aliments industriels : pains, fromages, charcuteries, plats préparés, soupes en sachet, sauces… Ces produits peuvent contenir du sel caché en grande quantité, sans que le goût ne le laisse deviner.


Cuisiner soi-même avec des produits bruts est une stratégie simple et efficace pour maîtriser son apport. Les herbes, les épices, le citron ou le vinaigre peuvent intensifier les saveurs sans ajouter de sel.


Peut-on en manquer ?


Les carences en sodium sont rares, mais possibles en cas de transpiration excessive, de diarrhée sévère ou de certains traitements médicamenteux (diurétiques, par exemple). Les symptômes peuvent inclure une grande fatigue, des maux de tête, des nausées, et dans les cas extrêmes, des troubles neurologiques.


Cependant, pour une personne en bonne santé avec une alimentation équilibrée, il est rare de manquer de sel, même avec une réduction modérée de sa consommation.


Une démarche simple pour une santé durable


Réduire le sel ne signifie pas renoncer au goût. C’est une habitude qui s’apprend progressivement, en redécouvrant le vrai goût des aliments. Cela permet non seulement de protéger son cœur, ses reins et ses artères, mais aussi de préserver ses papilles d’une accoutumance inutile.


"Le vrai goût des choses se révèle souvent quand on apprend à en retirer l’excès."

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